Repenser sa retraite après la perte d’un conjoint

Perdre son partenaire de vie est une épreuve bouleversante. Au-delà du deuil émotionnel, ce moment marque souvent un basculement financier. En Suisse, de nombreuses personnes – souvent des femmes – découvrent alors à quel point leur sécurité à la retraite reposait sur un équilibre conjugal désormais rompu.

Mais cette stabilité ne doit pas s’effondrer avec lui. Il est possible, pas à pas, de reconstruire une stratégie de prévoyance plus sereine, plus autonome, et surtout adaptée à votre nouvelle réalité.

Quand le deuil devient aussi économique

Les statistiques suisses montrent une espérance de vie plus longue pour les femmes que pour les hommes. Cela signifie que bon nombre d’entre elles traverseront un veuvage… parfois sans y être préparées.

Cela soulève des questions immédiates :

  • Quels revenus vais-je percevoir maintenant ?
  • Une rente de survivant est-elle prévue pour moi ?
  • Que devient le 2e pilier de mon mari ?
  • Dois-je repenser entièrement ma stratégie de retraite ?

🔍 À noter : En 2023, plus de 90 000 femmes en Suisse percevaient une rente de veuve AVS – et nombre d’entre elles vivaient avec moins de 2’000 CHF par mois.

Ce que la législation prévoit après un décès

✔️ Rente AVS pour veuve
Si vous étiez mariée et aviez des enfants, ou si vous aviez plus de 45 ans au moment du décès, vous pouvez prétendre à une rente. Attention : cette rente est limitée et ne couvre pas tous les besoins.

✔️ Rente de survivant du 2e pilier (LPP)
Une rente peut être versée par la caisse de pension, selon certains critères (âge, enfants à charge…). En l’absence de rente, un capital peut être attribué.

✔️ Succession & épargne privée (3e pilier)
Les comptes du 3e pilier et autres placements financiers intègrent la succession. Mal anticipés, ils peuvent devenir sources de complications fiscales ou administratives.

Des répercussions concrètes sur votre retraite

Le décès du conjoint implique souvent :

  • Une diminution des ressources mensuelles
  • Une interruption (souvent brutale) des versements au 2e ou au 3e pilier
  • Des décisions importantes à prendre seule
  • La nécessité de se repositionner face à ses finances

Ce qu’il faut retenir

  • Les droits à une rente dépendent de critères précis.
  • L’argent hérité doit être géré activement pour assurer une retraite décente.
  • Le 3e pilier reste un outil stratégique dans cette nouvelle phase de vie.

5 gestes pour renforcer sa sécurité financière après un veuvage

  1. Faire un bilan complet de votre situation
    Revenu, patrimoine, lacunes de prévoyance : où en êtes-vous concrètement ?
  2. Ouvrir ou alimenter un 3e pilier à votre nom
    Même à petits pas, c’est un levier puissant pour l’avenir.
  3. Placer l’argent hérité avec discernement
    Un compte d’épargne ne protège pas contre l’érosion liée à l’inflation.
  4. Repenser votre propre succession
    Testament, mandat en cas d’inaptitude : anticipez pour éviter d’imposer à vos proches ce que vous vivez aujourd’hui.
  5. Se former pour mieux décider
    Vous n’avez pas besoin d’un diplôme en finance. Mais comprendre l’essentiel, c’est déjà une forme de liberté retrouvée.

Reprendre la main grâce à l’éducation financière

Lorsqu’on a longtemps délégué les questions financières, le veuvage peut faire l’effet d’un électrochoc. Pourtant, se former à la prévoyance, apprendre les bases de la gestion de patrimoine ou comprendre les mécanismes des piliers peut changer la donne.

 Avec Geneva Wealth Academy, vous n’êtes pas seule. Nous vous accompagnons pour transformer ce moment de vulnérabilité en étape de reconstruction. Car comprendre, c’est déjà agir.

Demandez-nous ce que vous voulez. N’importe quand !