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À 20 ans, quelles sont les premières décisions financières qui comptent vraiment ?

Il y a des années qui ressemblent à tout sauf à un plan. Le premier salaire qui tombe, le premier loyer à payer seul, les premières vraies dépenses. On avance, on s’adapte, on improvise et c’est normal.
17 juillet 2026 par
À 20 ans, quelles sont les premières décisions financières qui comptent vraiment ?
AdvisorOne Academy SA, AdvisorOne Academy

Mais certaines décisions prises entre 20 et 30 ans ont un poids que personne ne signale. Pas des décisions spectaculaires. Ce sont surtout les non-décisions qui comptent : ne pas épargner encore, remettre l’investissement à plus tard ou encore ne pas trop regarder où part l’argent. Ce sont ces habitudes silencieuses qui, 10 ou 20 ans plus tard, font toute la différence.

YoungInvest est né de ce constat : les premières décisions financières ont beaucoup plus d’impact qu’on ne l’imagine lorsqu’on les prend.


Comprendre d’où vient son argent et où il va

Avant d’épargner ou d’investir, il faut savoir ce qui se passe sur son compte. Un budget personnel simple et un regard lucide sur ses dépenses suffisent souvent à changer la donne.

Le premier vrai budget personnel

Voir sa situation telle qu’elle est, c’est plus rare qu’on ne le croit. Beaucoup de jeunes actifs savent approximativement ce qu’ils gagnent. Très peu savent précisément ce qu’ils dépensent. La différence entre les deux, c’est la zone d’ombre où disparaît l’argent sans qu’on sache exactement comment.

Un budget, à 20 ans, ce n’est pas une contrainte. C’est une carte : elle ne décide pas à votre place, elle vous montre le terrain sur lequel vous évoluez. Le principe est de voir les revenus fixes, les charges récurrentes, les dépenses variables et ce qui reste. Poser cela noir sur blanc, une seule fois, change drastiquement la façon dont on regarde son argent.

Le piège de l’inflation du style de vie

Le premier CDI apporte souvent une évolution professionnelle, mais aussi une augmentation de revenus. À chaque hausse de revenus, les dépenses ont tendance à augmenter elles aussi. Que ce soit un logement un peu plus confortable, davantage de sorties ou des achats plus fréquents. Ce phénomène, qu’on appelle l’inflation du style de vie, est naturel.

Le problème apparaît lorsque chaque augmentation de revenus est entièrement absorbée par le niveau de vie. Dans ce cas, le salaire augmente, mais la situation financière n’évolue pas vraiment. Installer de bonnes habitudes tôt permet d’éviter ce glissement qui peut ensuite durer des années.

Si ce sujet vous parle, l’article sur ceux qui gagnent bien leur vie mais n’arrivent pas à épargner explique ce mécanisme plus en détail.


Commencer à épargner, même petit

Épargner ne commence pas le jour où l’on gagne davantage. Cela commence avec un petit montant régulier, et une réserve pour les imprévus avant même de penser à investir.

Pourquoi le montant importe moins que le réflexe

50 CHF par mois semblent parfois insignifiants. Pourtant, cela représente déjà 600 CHF sur une année et surtout, cela crée une habitude.

La plupart des gens pensent qu’ils commenceront à épargner lorsqu’ils gagneront davantage. Alors que dans les faits, ceux qui développent ce réflexe tôt ont souvent beaucoup plus de facilité à augmenter leurs montants épargnés plus tard.

Le réflexe compte davantage que le chiffre lui-même.

Le fonds d’urgence avant tout le reste

Avant d’investir, il existe une étape sous-estimée : constituer une réserve de sécurité, souvent appelée fonds d’urgence. L’objectif n’est pas de faire fructifier cet argent mais de pouvoir faire face aux imprévus.

Une panne de voiture, une perte d’emploi, une dépense médicale ou un déménagement imprévu peuvent rapidement déséquilibrer une situation financière. Disposer de deux à trois mois de dépenses courantes permet de prendre des décisions avec beaucoup plus de sérénité.


Comprendre comment l’argent peut travailler

Une fois les bases posées, l’argent mis de côté peut commencer à travailler. Pas besoin d’être expert pour cela, ni d’avoir beaucoup. Il faut surtout du temps et un peu de méthode.

Le temps est le seul avantage que les jeunes ont sur tout le monde

À 20 ans, on ne dispose pas forcément d’un patrimoine important. Mais il y a une ressource que personne ne peut acheter plus tard : le temps.

Le temps est le véritable moteur des intérêts composés. Chaque année supplémentaire permet aux gains générés de produire à leur tour de nouveaux gains.

Le MSCI World, qui regroupe les principales entreprises cotées des pays développés, a progressé en moyenne d’environ 9 % par an depuis fin 1987 selon MSCI (en dollars, dividendes réinvestis), malgré les crises, les récessions et les périodes d’incertitude. Plus l’investissement commence tôt, plus le temps peut jouer son rôle. C’est pour cela que commencer tôt compte plus que commencer avec beaucoup.

Ne pas attendre de tout savoir pour commencer

La finance donne souvent l’impression qu’il faut tout comprendre avant de faire le premier pas. En réalité, l’apprentissage se fait progressivement. L’objectif n’est pas de devenir expert immédiatement mais de comprendre ce que l’on fait et pourquoi on le fait.

Les ETF (Exchange-Traded Funds), par exemple, permettent d’investir dans un ensemble d’entreprises plutôt que dans une seule société. Si ce sujet vous est encore inconnu, comprendre ce qu’est un ETF vous aidera à saisir simplement leur fonctionnement et leur rôle dans une stratégie d’investissement à long terme.


Les erreurs à éviter absolument à cet âge

Certaines erreurs coûtent cher à 20 ans, car leurs effets s’accumulent pendant des années. Deux reviennent souvent, s’endetter pour consommer et repousser toute décision à plus tard.

Accumuler des dettes de consommation

Toutes les dettes ne se valent pas. Certaines financent un projet, des études ou un actif qui peut prendre de la valeur. D’autres financent simplement une consommation immédiate.

Les crédits à la consommation peuvent sembler anodins mais ils réduisent la capacité d’épargne future et limitent souvent les possibilités financières. Selon l’OFS (2022), environ 12 % de la population vit dans un ménage qui a eu au moins un retard de paiement dans l’année, et cette part diminue avec l’âge. Les plus jeunes sont donc les plus souvent concernés.

Une dette coûte toujours plus que le montant affiché. Elle coûte également de la liberté.

Ne rien faire parce qu’on verra plus tard

C’est probablement l’erreur la plus discrète. Elle ne provoque aucun problème immédiat et elle ne génère aucune alerte. Pourtant, chaque année d’inaction représente une année de croissance potentielle perdue.

Le temps passe de toute façon. La question est simplement de savoir si l’argent avance avec lui.


Par où commencer concrètement

Pas besoin d’un grand plan pour démarrer. Deux étapes simples suffisent pour poser des bases solides, faire un état des lieux honnête puis se former à son rythme.

Un état des lieux honnête

Avant toute décision financière, il faut d’abord comprendre sa situation dans son ensemble. Savoir ce que l’on gagne, ce que l’on dépense, ce que l’on possède déjà et les projets que l’on souhaite financer permet de prendre des décisions avec davantage de recul et de cohérence.

Se former pour décider en connaissance de cause

L’éducation financière n’est pas réservée aux professionnels. Comprendre comment fonctionne l’épargne, l’investissement, le crédit ou la gestion budgétaire concerne tout le monde. Plus cette compréhension arrive tôt, plus elle influence positivement les décisions futures.

Conclusion

À 20 ans, il n’est pas nécessaire d’avoir toutes les réponses ni d’avoir déjà construit un patrimoine important. L’essentiel est ailleurs : comprendre sa situation, apprendre à épargner régulièrement, éviter les dettes inutiles et commencer à développer de bonnes habitudes financières.

Pour faire un premier pas dès aujourd’hui, notez sur une feuille vos revenus du mois, vos charges fixes et ce qui reste. C’est déjà votre premier budget.

Les trajectoires financières les plus solides ne naissent généralement pas d’un choix exceptionnel, mais d’une accumulation de décisions simples prises avec régularité.

Pour commencer : le Parcours Fondations de l’Académie, gratuit et accessible à tous, vous aide à construire des bases solides, sans jargon.

Pour aller plus loin : le Diagnostic financier de l’Académie vous aide à faire le point sur votre situation et à savoir par où avancer.



FAQ

Combien faut-il épargner à 20 ans ?

Il n’existe pas de montant universel. Ce qui compte avant tout est la régularité. Même une petite somme épargnée chaque mois permet de créer une habitude durable. Un bon point de départ consiste à fixer un montant réaliste, par exemple 50 CHF, à mettre de côté dès que le salaire arrive, puis à l’augmenter à chaque hausse de revenus.

Peut-on investir sans revenus stables ?

Oui, mais il est généralement recommandé de constituer d’abord une réserve de sécurité avant de commencer à investir. Sans revenus réguliers, cette réserve évite de devoir vendre ses placements au mauvais moment pour payer une dépense imprévue. Mieux vaut aussi n’investir que l’argent dont on n’aura pas besoin pendant plusieurs années.

Par où commencer quand on ne comprend rien à la finance ?

Par sa propre situation financière. Comprendre ce qui entre, ce qui sort et ce qui reste constitue toujours le point de départ. Une fois ce tableau posé, les autres notions comme l’épargne, les intérêts composés ou l’investissement deviennent beaucoup plus simples à comprendre, car elles s’appliquent à votre réalité.

Comment gérer son premier salaire ?

En répartissant ses revenus entre dépenses courantes, épargne et projets futurs dès le départ afin d’éviter que tout le salaire ne soit consommé automatiquement. Concrètement, un virement automatique vers un compte épargne, programmé le jour du salaire, permet d’épargner sans y penser. Ce qui reste peut ensuite être dépensé sereinement.

Faut-il un conseiller financier quand on est jeune ?

Pas nécessairement. Développer ses connaissances financières personnelles reste souvent la meilleure première étape avant de solliciter un accompagnement plus spécialisé. Comprendre les bases permet ensuite de poser les bonnes questions, de comparer les solutions proposées et de garder la main sur ses décisions, avec ou sans conseiller.



⚠️ Avertissement important ⚠️

Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre purement informatif et éducatif. Elles ne constituent en aucun cas une recommandation personnalisée, un conseil en investissement, une offre ou une sollicitation d'achat ou de vente de produits financiers.

Toute décision d'investissement doit être prise après une analyse approfondie de votre situation personnelle, de vos objectifs et de votre profil de risque, et peut nécessiter l'avis d'un conseiller financier agréé.

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